Je ne m’appelle pas Moïse mais je suis dans la mouise, qui pourra me sauver des oh ?

Je viens d’assister au colloque Energie-Climat très bien ohrganisé par le BIP-Enerpress du Groupe Mohniteur et leurs sponsors que je tiens à remercier bien vivement.

Oh, si le thème principal était bien l’énergie, il a surtout été question d’eau : eau de pluie (dieu, que la Normandie est verte), eau de mer (mais aucun congressistes ne s’est baigné, que je sache), éohliennes terrestres, éohliennes ohff-shore, barrages au fil de l’eau, nouvelles chutes d’eau en attente de permis d’installation mais il a été très peu question d’énergies fohssiles, si ce n’est le charbon (qu’ en France nous avons noyé !).

Le nucléaire n’a guère été mentionné alors qu’il aurait pu faire l’objet de débats animés un an après l’accident de Fukushima. Quant au pétrole dit conventionnel et aux gaz et huiles de schiste, on en a très peu parlé, pour ne pas dire pas du tout. Oh tristesse.

On a beaucoup parlé dans ce forum Enerpresse de tarifs élevés pour l’électricité de toute ohrigine, du prix du gaz qui s’envole en France, accentuant la précarité énergétique dans laquelle se trouvent déjà 12 millions de nos foyers, hélas oh ! Alors que le prix de ce même gaz baisse de manière significative aux États-Unis.

Il suffit pour cela de voir le graphique du magazine Challenges, un schéma valant mieux qu’un long discours.

Je vais employer un mot tabou mais personne n’a parlé de notre sauveur, bien que le C.I.D. de Deauville où se tenait le colloque fusse à un jet de pierre de la basilique de Lisieux. J’entends par là le gaz et les huiles de schiste dont notre sous-sol regorge, n’en déplaise aux soi-disant experts qui se complaisent à dire le contraire mais s’y connaissent peu ! Je suis prêt à modestement en discuter avec eux.

Contrairement aux renouvelables, largement subventionnées tant au niveau du prix de vente que des infrastructures de transport de l’énergie (les Allemands risquent de payer un prix exorbitant le trajet électrique depuis les pales de la Baltique jusqu’aux usines automobiles de Basse-Saxe ou du Bade-Wurtemberg), ce gaz ne nous coûtera rien à explorer ni à produire car les pétroliers et gaziers que l’on vilipende à qui mieux mieux se prennent en charge sans coûter un cent à la collectivité et donc aux contribuables. Bien au contraire, ils contribuent à l’économie locale.

Cerise sur le gâteau, les pétroliers créent des emplois locaux ! Aux Etats-Unis, en 2011, un emploi créé sur dix était lié au succès des gaz de schiste. Depuis 2010, leur exploitation a permis de générer plus de 600 000 emplois, et l’on approchera les 870 000 en 2015. Le pays n’est plus importateur de gaz et a amélioré sa balance commerciale. En pleine crise économique, c’est une aubaine pour le Président Obama qui met nettement en avant l’indépendance énergétique du pays pour sa nouvelle campagne baptisée « Forward » !

Aussi, si notre gouvernement n’est pas trop gourmand en taxes, les gaz et huiles de schiste tricolores devraient nous être vendus à bas prix : on économise déjà beaucoup sur le transport. Aux États-Unis, les économistes de la Federal Reserve Bank ont calculé que les ménages américains économiseront 113 milliards de dollars d’ici à 2015 sur leurs factures d’électricité et de chauffage, oh !

D’aucuns taxent les pétroliers d’irresponsables, mais que l’on regarde les faits et les progrès qu’ils accomplissent en un temps record :

– Sur les 485 000 puits à gaz forés au cours des dix années passées aux Etats-Unis, la moitié environ a été stimulée hydrauliquement sans que l’on ai recensé le moindre accident notable.

– En 18 mois, l’eau de stimulation recyclée est passée de 0 à 90% dans les forages de Pennsylvanie. Les contraintes réglementaires et les avancées technologiques permettent à chacun de progresser pour le bien de tous.

– Toujours aux États-Unis, la loi impose de remettre en état les plateformes de forage dans un délai de 90 à 120 jours maximum suivant l’abandon du trou: nettoyer derrière soi est une preuve de responsabilité qui devrait trouver grâce aux yeux des plus méticuleux critiques.

Qui peut en dire autant ?

Qu’il le veuille ou non, notre bon roi François II sera bien contraint, un jour proche, de nous laisser rechercher et exploiter les gaz et huiles de schiste. Faudra-t-il pour cela que Madame de Maintenant le lui suggère au creux de l’oreiller pour qu’il le décrète ? Tout ceci n’est finalement qu’une histoire d’O !

PS (Toutes tendances confondues) : au cours du dîner-débat qui s’est tenu au Casino de Trouville-sur-Mer, il a été débattu de la Taxe Carbone, une de plus, en présence de Christian de Perthuis, l’un des co-auteurs du livre « Et si le changement climatique nous aidait à sortir de la crise ? ». Débat vif malgré l’heure tardive, contradictoire et bien souvent nébuleux, dont nous n’avons retenu qu’une phrase : « Ce n’est pas le climat qui est imprévisible mais sa prévision qui est incertaine !». A moi La Palisse, Oh, eau, aulx, os, O !

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