Face au culot de certains, retrouvons l’audace !

Criminelle, comme l’a dit François Fillon ? Peut-être pas, certes, mais inconcevable, absurde, inique, allant à l’encontre des intérêts de la France et des Français, à l’exception des écologistes pour qui le Traité de Rome qui leur sert de bréviaire est encore trop osé… telle est la position du chef de la France à l’égard des gaz et huiles dits de schiste. Nous exagérons ? Allons bon, disons qu’elle est schizophrénique ! On voudrait les effets sans la cause. François Hollande n’ignore pas l’existence de ce relais de croissance que nous avons sous les pieds et dont la mise en production conforterait notre balance commerciale et contribuerait à faire infléchir la courbe du chômage mais, dans le même temps, il en bannit la recherche et l’exploitation sous des prétextes fallacieux qui font plaisir à l’aile minoritaire de sa majorité. Et pourtant, les Français ont le droit inaliénable de savoir ce que recèle le sous-sol de leur pays : c’est l’un des fondements mêmes du Code Napoléon.

A l’heure où l’on débat de la transition énergétique (alors qu’il s’agit simplement de l’évolution du bouquet énergétique, car la transition nous la vivons quotidiennement depuis que nous sommes passés du bois au charbon, puis à l’hydraulique, au pétrole et au nucléaire), seule la mise en exploitation de nos ressources en gaz et huiles dits de schiste nous permettra dans les années qui viennent de réduire la part du nucléaire dans nos sources d’approvisionnement. Les hydrocarbures sont les seules ressources fiables (par rapport à l’intermittence des renouvelables), stockables et rentables.

Inconstitutionnelle ? Cette position l’est vraisemblablement ! La loi 2011-835 dite Loi Jacob votée le 13 juillet 2011 et publiée en catimini le jour de notre fête nationale prévoit la création d’une Commission de suivi dont le premier membre, Michel Teston, Sénateur socialiste de l’Ardèche vient d’être nommé par Jean-Pierre Bel, Président du Sénat. Il n’entre pas dans les prérogatives du Chef de l’Etat de retoquer cette loi et, plutôt que de la voir s’étrangler d’apoplexie à la pensée que ces hydrocarbures aient un jour droit de cité, nous suggérons à Madame Delphine Batho de changer de fonctions. Qu’importe si l’Energie se trouve privée de ses lumières (sic).

Après avoir prêché dans le vide pendant plus de deux ans pour défendre les gaz et les huiles dits de schiste, avoir été ignoré de la plus part des média et de l’ensemble de la classe politique, subi des sarcasmes et des dénigrements, nous constatons que de tous côtés des voix s’élèvent maintenant pour venir à leurs secours et nous confortent dans notre position première : évaluons-en le potentiel, modernisons le cadre d’exploitation, dépoussiérons le code minier et mieux, créons un code pétrolier et encadrons les travaux de normes acceptées et reconnues.
Ces voix, ce sont celles de personnalités politiques de tous bords, comme en témoignent les interventions de Michel Rocard et de François Fillon dans la presse, du MEDEF, de l’UFIP, de nombre de grands patrons, des journalistes toutes tendances confondues qui se faisaient hier encore l’écho sans scrupule des propos mensongers et infondés des José Bové, Nicolas Hulot, Eva Joly, Corinne Lepage, Noël Mamère ou encore Michèle Rivasi. Bref, tous ceux qui ont observé un mutisme assourdissant pendant la mandature de Nicolas Sarkozy et celle de François Hollande prennent enfin conscience de s’être trompés. Nous avons une pensée que l’on souhaiterait émue pour Christian Jacob et ses 269 collègues de l’UMP, géniteurs de la loi scélérate 2011-835 interdisant la fracturation hydraulique. Seigneur, pardonnez- leur leurs offenses mais la pêche aux voix électorales et le panurgisme les a sans doute aveuglés. Quant aux écologistes, « Notre Parent Numéro Un » qui êtes aux cieux, absolvez-les car ils ne savent pas ce dont ils parlent.

Nous ne savons pas s’il faut nous réjouir d’avoir enfin été entendus et d’avoir peut être contribué à ce changement d’opinion. Nous n’avons fait que dire notre vérité face aux contre-vérités que le documentaire Gasland a propagées à l’encan et dont le Président Hollande s’est fait le porte parole lors de la Conférence environnementale de la mi-octobre et de sa récente Conférence de Presse. Aujourd’hui, nous allons plus loin et réclamons de l’audace.

Car si vous changiez d’avis Monsieur le Président (seuls les imbéciles n’en changent pas) nous savons bien que ces vents favorables ne seront que le début de nouveaux combats passionnants :

  •  Combat contre certains membres de votre majorité, actuellement inféodés aux altermondialistes pour qui la régression est un signe de progrès. Ils ne veulent ni du nucléaire, ni des hydrocarbures fossiles et dissimulent mal sous le terme de « sobriété » un programme de décroissance et de pauvreté. Avec de pareils alliés, le Gouvernement n’a plus besoin d’adversaires, il a déjà sa cinquième colonne !
  • Combat contre les multiples collectifs qui se sont constitués à l’appel de José Bové et qui, sentant le vent tourner, brandissent déjà l’étendard de la révolte et l’on sait que la vox populi étant la vox dei il conviendra de se munir de rameaux d’olivier et de les agiter à bon escient. Car eux sont prêts à une mobilisation pas toujours très pacifique ni respectueuse des lois.

Toutefois il y a un combat que nous sommes prêts à mener avec vous, c’est celui de la croissance en devenir et de la lutte contre le chômage. La voie est on ne peut plus étroite compte tenu de la crise financière qui grippe l’économie mondiale. La croissance ne viendra pas d’elle-même : il convient de la provoquer, de retrouver l’inventivité de nos industries avec des idées neuves, venant de jeunes gens ayant l’âge de vos plus jeunes ministres. Ainsi, autoriser aujourd’hui la recherche des gaz et huiles dits de schiste serait un excellent moyen de mettre une soixantaine de sociétés pétrolières au travail avant même que l’encre ne sèche sur leurs contrats d’octroi de permis. Car si ces sociétés espèrent gagner de l’argent, il faut savoir qu’elles vont commencer par en dépenser beaucoup pour mener à bien les recherches parce que c’est ainsi que fonctionne le secteur pétrolier : dans la durée.

Tourner le dos à cette manne serait irrationnel alors qu’aujourd’hui même, nos amis anglais viennent de lever le moratoire sur l’exploitation par fracturation hydraulique des gaz dits de schiste : God save the british shale gas ! Le pragmatisme anglais anticipe sur la place que tiendra le gaz dans le bouquet énergétique du futur. Nous, nous ferons appel alors à davantage de gaz russe que Gazprom se réjouit à l’avance de nous fournir. Et ils ne sont pas les seuls à préférer une ressource naturelle : nos amis polonais disposent d’importantes ressources, comparables à celles de la France. Dans quelques années, nous demanderons aux plombiers polonais de nous envoyer du gaz dit de schiste qui, venant de chez eux, n’est pas polluant et n’a aucun effet de serre (sic) et, en prime, ils viendront l’installer dans nos usines et nos foyers faute de posséder nous-mêmes la technique pour le faire. Quel gâchis !

Autres temps autres mœurs, le Parti Socialiste n’a pas toujours été opposé à la recherche des hydrocarbures fossiles, bien loin s’en faut. Que l’on se rappelle Paul Ramadier, nommé sous secrétaire d’Etat aux Mines et aux Combustibles liquides du gouvernement de Front populaire en 1937 : il relança la recherche pétrolière en France. A son initiative fut créé le Centre de Recherches de Pétrole du Midi (CRPM) qui était alors chapeauté par l’Office National des Combustibles Liquides. Le CRPM fut à l’origine de la découverte du champ de gaz de Saint-Marcet, non loin de Saint-Gaudens, le 14 juillet 1939. Puis il participa à la création de la Régie Autonome des Pétroles (RAP) quelques mois plus tard et, en 1941, à celle de la Société Nationale des Pétroles d’Aquitaine (SNPA) dans laquelle l’Etat détenait une participation de 55%. Le 19 décembre 1951, la SNPA découvrit le champ de gaz de Lacq profond qui pendant 60 ans fut un des fleurons de l’industrie française et qui n’a peut être pas dit son dernier mot !

Voilà l’histoire d’une audace payante et réussie. En effet, l’incroyable gisement de 260 milliards de mètres cubes de gaz venait d’être découvert mais hélas, cette aubaine était enfouie profondément à plus de 3 000 mètres sous la surface. Pis, ce gaz était riche en CO² et en hydrogène sulfuré, produits extrêmement corrosifs qui mettaient à rude épreuve le matériel traditionnel. D’autres auraient jeté l’éponge, considérant que ce trésor était techniquement trop toxique et inexploitable. Mais le génie français n’a pas baissé les bras face à ce défi de taille ! On mit au point un acier spécial capable de résister aux gaz corrosifs, on inventa de nouvelles méthodes, on perfectionna les techniques, on automatisa et en 1955 on put produire du butane, du propane, du pétrole et du soufre. Près d’un tiers de la consommation nationale de gaz était produite sur le territoire national à partir des années 60, une indépendance énergétique dont on n’ose rêver aujourd’hui alors qu’ elle est peut-être possible. Une région autrefois agricole prenait son envol industriel, et des futurs champions de l’industrie naissaient : la Société nationale des pétroles d’Aquitaine (ancêtre d’Elf Aquitaine devenu Total depuis) les aciéries de Pompey et Vallourec.

Pourquoi n’autorise-t-on pas aujourd’hui un programme aussi ambitieux sur les hydrocarbures de schistes afin d’en récolter les fruits sur le long terme ? La réponse est simple : en 1955 il n’y avait pas d’écologistes et Jacques Chirac n’avait pas encore inventé le principe de précaution que l’on a dévoyé dès sa naissance pour en faire un principe d’inaction. Aurait-on eu les chemins de fer à vapeur à la fin du XIXème siècle avec leurs escarbilles qui « brûlent tout sur leur passage », les mines de houille avec les chevaux condamnés à vivre dans le noir en fond de mines et ces affreux terrils instables en surface, les barrages qui noient des régions entières, le nucléaire avec ses déchets radioactifs et plus récemment… les TGV et l’aéroport de Roissy ? Nous en serions restés au temps des diligences si les gouvernements d’alors s’étaient conduits comme ceux d’aujourd’hui. Le progrès ne nait pas de la génération spontanée, il faut créer les conditions de son apparition et l’encourager au lieu de l’entraver.

Entre-temps, devenu Premier Ministre en 1945, Paul Ramadier bouta les ministres communistes hors de son gouvernement car ils s’opposaient systématiquement à la ligne politique qu’il s’était fixée. L’histoire se répète, dit-on. A bon entendeur…

Publicités

La fracture idéologique autour de la fracturation hydraulique

Le Président François Hollande continue à répéter mécaniquement le leitmotiv de ses alliés écologistes pour qui cette technique est le diable incarné: la fracturation hydraulique est une atteinte considérable à l’environnement. Et pourtant, les Français ont le droit inaliénable de savoir ce que contient leur sous-sol, c’est le fondement même du Code Napoléon!

Ironie intéressante, dans le même temps, un journal local du bassin parisien, le Pays Briard, a mené l’enquête auprès de l’Amicale des Foreurs et des Métiers du Pétrole (organisme indépendant, apolitique et asyndical) et du BEPH, le Bureau Exploration-Production des Hydrocarbures qui dépend du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. Le BEPH est une instance publique que l’on peut difficilement prendre pour un lobby industriel, ces fameux lobbies qui empêchent Corinne Lepage de dormir.

Qu’y apprend-on ? Dans les années 1980 ainsi que dans les années 2000, la fissuration hydraulique était pratiquée couramment, dans la Brie, à Chaunoy, en Alsace, dans les Cévennes, en Ariège, dans les Pyrénées Orientales et en Camargue, sans que l’on ait constaté de fuites, de pollution de l’eau ni de l’air, ou de dégâts environnementaux: les paysages de ces superbes contrées n’ont pas été défigurés et la fréquentation touristique a partout augmentée. Qui soupçonnerait en effet que quelques 6000 puits ont déjà été forés en France dont 2500 environ dans le Bassin de Paris ? Où sont les stigmates tant annoncés ? Où sont les joyaux de notre patrimoine défigurés ? Où sont les cheptels décimés ? Où sont les glissements de terrain ?

Je vous propose de lire l’intégralité de ma tribune sur le Huffington Post qui a bien voulu la publier.

Le Phare d’Alexandrie

Bâti à la pointe de l’île de Pharos, à l’emplacement de l’actuel fort Qaitbay, le phare d’Alexandrie est considéré comme la dernière des sept merveilles du monde. Construit au 4ème siècle avant notre ère à l’initiative de Ptolémée 1er  et terminé 15 ans plus tard sous le règne de son fils, Ptolémée II, il avait pour but de servir de guide aux marins qui longeaient la côte égyptienne et il remplit ce rôle à merveille pendant quelques 17 siècles.

Les tremblements de terre qui ont ébranlé cette région entre le IVe siècle avant Jésus Christ et le XIVe siècle après sa mort l’ont considérablement endommagé et présidèrent à son effondrement en 1303. Ce n’est qu’en 1960 qu’un plongeur archéologue retrouva sa trace au fond de l’eau tandis que l’UNESCO ne  publia le premier article scientifique sur ce site antique qu’en 1975.

Sur les 22 recommandations que comporte le rapport Gallois, quelques unes sont des mesures phares. Il est consultable dans son intégralité sur le site du Gouvernement. Pour ce qui nous concerne, la 5ème recommandation suggère de «  poursuivre la recherche sur les techniques d’exploitation des gaz de schiste ». Cette mesure qu’il est insensée d’ignorer provoqua un véritable séisme dans les rangs de la majorité et, bien que Monsieur Jean-Marc Ayrault ait clamé haut et fort que toutes les recommandations du rapport Gallois seraient appliquées, celle-ci fut repoussée par notre président en parfaite méconnaissance de cause mais avec l’approbation des élus EELV : elle risque donc de connaitre le sort du phare d’Alexandrie sans même avoir brillé ne serait-ce que quelques minutes.

Et pourtant, la proposition de Monsieur Gallois n’était qu’une « mesurette », consistant en quelle que sorte à réinventer la roue puisque qu’à ce jour près de 2 millions de fracturations hydrauliques ont été effectuées de par le monde, dont 5 à 600 000 l’ont été aux Etats-Unis au cours des 10 dernières années et seules 80 environ en France pendant le même laps de temps.

Quant à la 20ème recommandation du rapport Gallois, elle préconisait de « donner au CGI la mission de porter 3 priorités techniques dont la transition énergétique… » mais, au fait, qu’est-ce que la transition énergétique ? S’il s’agit de l’évolution du bouquet énergétique au cours des décennies prochaines, nous tenons à rassurer nos lecteurs, n’en déplaise à Monsieur Hollande et à son aréopage d’écologistes ministrés et ministrables, pétrole et gaz ont un rôle croissant à tenir pour soutenir notre industrie pétrochimique, l’un des plus beaux fleurons de notre économie. A moins que, sous l’emprise des Delphine B…o, José B..é, Nicolas H…t Corinne L…… et autres « spécialistes » des problèmes énergétiques il ne consente à la sacrifier, elle aussi.

Après les déclarations que viennent de  faire Messieurs Rocard et Fillon nous sommes toutefois rassurés car, en France ; nous avons un dicton selon lequel « seuls les imbéciles ne changent pas d’opinion ». Et nous ne pensons pas nous tromper en disant que François Hollande n’est pas un imbécile.

Ne cachons pas plus longtemps la bonne du curé

La France court à la ruine… en chantant.

Il nous aurait fallu un Colbert aux Finances mais nous avons hérité d’un John Law.

Ce n’est pas la première fois de son histoire que notre pays se retrouve avec des caisses vides mais il s’en est toujours sorti : Le Plan Marshall à l’issue de la deuxième Guerre Mondiale est venu à notre secours, les compensations allemandes à la fin de la Première nous ont beaucoup aidés, les cinq millions-or des Rothchild en 1871 ont chassé l’occupant, la vente de la Louisiane avec ses BMC a épongé les dettes de Napoléon… j’arrête ici pour ne pas être accusé de vouloir plagier Prévert. Mais aujourd’hui, qui va nous tirer du pétrin ?

Lorsque j’ai écrit mon antépénultième blog, notre dette souveraine se montait à quelques 1 785 milliards d’Euros mais, si tant est que notre présent gouvernement a dépensé 20 milliards depuis sa mise en place, nous aurions dépassé aujourd’hui les 1 800 milliards ! C’est une sacré somme, pour moi qui raisonne toujours en anciens francs.

Notre facture pétrolière n’est pas étrangère à la banqueroute qui s’annonce : de 46 milliards en 2010, elle est passée à 65 milliards en 2011 et caracole allègrement vers 70 milliards cette année. Qu’attendons -nous pour développer l’usage du Vélib ? A baisser d’autorité le prix du carburant, fut-ce aussi symbolique que de quelques centimes, pour apaiser les esprits, le gouvernement avoue à demi-mots que nous ne remplaceront pas les hydrocarbures.

A moins que… à moins que nous ne nous penchions sur l’existence du gaz de schiste et de l’huile de schiste, que nous avons tenus secrets jusqu’alors comme ce bon Monsieur l’Abbé qui n’osait pas révéler sa passion pour sa bonne. Ce trésor national, que l’on a longtemps cru inexploitable, nous tend désormais les bras ! Il suffit d’explorer notre sous-sol, et au regard de l’envolée des cours du brut, le moment ne saurait être mieux choisi. En cette rentrée décidément bien agitée, nous devrions tous nous réjouir de cette bonne nouvelle.

Avec 2,5% des voix des votants aux dernières élections législatives, les écologistes ne constituent plus qu’un obstacle virtuel assez facile à surmonter. Il suffirait pour cela que Manuelo V. veuille bien siffler la fin de la partie et que l’on boute hors du gouvernement la dame qui parle vite et trop, ou trop et vite, et qu’on laisse les géologues faire leur métier, c’est-à-dire l’ inventaire des ressources de notre sous-sol.

Si Madame de Maintenant voulait bien s’atteler à la tâche en lançant quelques tweets à bon escient, et parvenait à convaincre le tenant du titre, elle mériterait tout à fait sa place de First Lady.

Après 30 ans de bons et loyaux services, le curé de ma paroisse vient de prendre sa retraite et vit enfin au grand jour une vie maritale avec celle qui a tenu…son ménage pendant son long sacerdoce. Est-ce un prélude à ce qui nous attend ?

Tout va bien qui finit bien.

Je ne m’appelle pas Moïse mais je suis dans la mouise, qui pourra me sauver des oh ?

Je viens d’assister au colloque Energie-Climat très bien ohrganisé par le BIP-Enerpress du Groupe Mohniteur et leurs sponsors que je tiens à remercier bien vivement.

Oh, si le thème principal était bien l’énergie, il a surtout été question d’eau : eau de pluie (dieu, que la Normandie est verte), eau de mer (mais aucun congressistes ne s’est baigné, que je sache), éohliennes terrestres, éohliennes ohff-shore, barrages au fil de l’eau, nouvelles chutes d’eau en attente de permis d’installation mais il a été très peu question d’énergies fohssiles, si ce n’est le charbon (qu’ en France nous avons noyé !).

Le nucléaire n’a guère été mentionné alors qu’il aurait pu faire l’objet de débats animés un an après l’accident de Fukushima. Quant au pétrole dit conventionnel et aux gaz et huiles de schiste, on en a très peu parlé, pour ne pas dire pas du tout. Oh tristesse.

On a beaucoup parlé dans ce forum Enerpresse de tarifs élevés pour l’électricité de toute ohrigine, du prix du gaz qui s’envole en France, accentuant la précarité énergétique dans laquelle se trouvent déjà 12 millions de nos foyers, hélas oh ! Alors que le prix de ce même gaz baisse de manière significative aux États-Unis.

Il suffit pour cela de voir le graphique du magazine Challenges, un schéma valant mieux qu’un long discours.

Je vais employer un mot tabou mais personne n’a parlé de notre sauveur, bien que le C.I.D. de Deauville où se tenait le colloque fusse à un jet de pierre de la basilique de Lisieux. J’entends par là le gaz et les huiles de schiste dont notre sous-sol regorge, n’en déplaise aux soi-disant experts qui se complaisent à dire le contraire mais s’y connaissent peu ! Je suis prêt à modestement en discuter avec eux.

Contrairement aux renouvelables, largement subventionnées tant au niveau du prix de vente que des infrastructures de transport de l’énergie (les Allemands risquent de payer un prix exorbitant le trajet électrique depuis les pales de la Baltique jusqu’aux usines automobiles de Basse-Saxe ou du Bade-Wurtemberg), ce gaz ne nous coûtera rien à explorer ni à produire car les pétroliers et gaziers que l’on vilipende à qui mieux mieux se prennent en charge sans coûter un cent à la collectivité et donc aux contribuables. Bien au contraire, ils contribuent à l’économie locale.

Cerise sur le gâteau, les pétroliers créent des emplois locaux ! Aux Etats-Unis, en 2011, un emploi créé sur dix était lié au succès des gaz de schiste. Depuis 2010, leur exploitation a permis de générer plus de 600 000 emplois, et l’on approchera les 870 000 en 2015. Le pays n’est plus importateur de gaz et a amélioré sa balance commerciale. En pleine crise économique, c’est une aubaine pour le Président Obama qui met nettement en avant l’indépendance énergétique du pays pour sa nouvelle campagne baptisée « Forward » !

Aussi, si notre gouvernement n’est pas trop gourmand en taxes, les gaz et huiles de schiste tricolores devraient nous être vendus à bas prix : on économise déjà beaucoup sur le transport. Aux États-Unis, les économistes de la Federal Reserve Bank ont calculé que les ménages américains économiseront 113 milliards de dollars d’ici à 2015 sur leurs factures d’électricité et de chauffage, oh !

D’aucuns taxent les pétroliers d’irresponsables, mais que l’on regarde les faits et les progrès qu’ils accomplissent en un temps record :

– Sur les 485 000 puits à gaz forés au cours des dix années passées aux Etats-Unis, la moitié environ a été stimulée hydrauliquement sans que l’on ai recensé le moindre accident notable.

– En 18 mois, l’eau de stimulation recyclée est passée de 0 à 90% dans les forages de Pennsylvanie. Les contraintes réglementaires et les avancées technologiques permettent à chacun de progresser pour le bien de tous.

– Toujours aux États-Unis, la loi impose de remettre en état les plateformes de forage dans un délai de 90 à 120 jours maximum suivant l’abandon du trou: nettoyer derrière soi est une preuve de responsabilité qui devrait trouver grâce aux yeux des plus méticuleux critiques.

Qui peut en dire autant ?

Qu’il le veuille ou non, notre bon roi François II sera bien contraint, un jour proche, de nous laisser rechercher et exploiter les gaz et huiles de schiste. Faudra-t-il pour cela que Madame de Maintenant le lui suggère au creux de l’oreiller pour qu’il le décrète ? Tout ceci n’est finalement qu’une histoire d’O !

PS (Toutes tendances confondues) : au cours du dîner-débat qui s’est tenu au Casino de Trouville-sur-Mer, il a été débattu de la Taxe Carbone, une de plus, en présence de Christian de Perthuis, l’un des co-auteurs du livre « Et si le changement climatique nous aidait à sortir de la crise ? ». Débat vif malgré l’heure tardive, contradictoire et bien souvent nébuleux, dont nous n’avons retenu qu’une phrase : « Ce n’est pas le climat qui est imprévisible mais sa prévision qui est incertaine !». A moi La Palisse, Oh, eau, aulx, os, O !

Truthland, la réponse du berger à la bergère

Tout le monde a vu Gasland, ce documentaire contre lequel je peste depuis sa parution  et qui fut néanmoins couronné, dans la catégorie non-fictionnelle alors qu’il s’agit d’une fiction, par les Emmy Awards, lesquelles sont à la TV ce que les Oscars sont au cinéma,

Comme chacun sait, une fiction est un film de cinéma ou de télévision exposant des évènements imaginés (dixit Larousse, qui considère Georges Méliès comme l’inventeur de la fiction au cinéma). Effectivement, ce documentaire ne traite absolument pas de gaz de schiste mais de gaz naturel, le plus souvent de nature biogénique superficielle.

Voici ce que j’en écrivais à l’époque : une prime à l’obscurantisme !

En France, nos parlementaires de tous bords, à l’approche des élections présidentielle et législative, ont cru bon de le prendre pour du «mauvais» pain et, dans l’espoir de glaner des voix, ont interdit la recherche du gaz et des huiles de schiste, préférant sans doute les importer de Pologne ou de Russie. A croire que le quotient intellectuel du plombier polonais est supérieur à celui de notre parlementaire lambda, toutes opinions confondues.

Aux Etats Unis, après de nombreuses analyses expliquant scientifiquement les faits dont Josh Fox voulait se faire le héraut et notamment la scène où l’on voit Mike Markham faire flamber l’eau de son robinet, l’Association Américaine des Pétroliers Indépendants (traduction approximative) a fait tourner un film d’une demi-heure sur les lieux mêmes du tournage de Gasland, avec les mêmes experts.

Ce film, intitulé Truthland, dont nous vous donnons la V.O. faute d’en avoir une version française, pourrait prêter à sourire quand le cinéaste interroge une mère de famille, en Pennsylvanie, sur fond de country music. Mais si l’on veut bien passer sur la forme, il n’en est pas moins vrai que le fond est très intéressant et qu’il devrait inciter nos parlementaires de la nouvelle vague à abroger la loi 2011-835 publiée au JO du 14 juillet 2011, si l’on veut réindustrialiser la France, lutter contre le chômage et augmenter le pouvoir d’achat des ménages.

Moi qui suis un vieux de la vieille, je me souviens qu’à Londres, en 1942 ou 1943, le Premier Ministre britannique Winston Churchill disait que la vérité (truth) commençait à enfiler son pantalon lorsque les fausses nouvelles avaient déjà fait la moitié du tour du monde ! Eh bien Gasland est sorti à la mi-2010 tandis que Truthland sort mi-2012. Espérons que l’histoire se répètera et que nous finirons par faire triompher notre point de vue.

Le site créé par l’Association Américaine des Pétroliers Indépendants, tout en anglais, est riche d’informations lui aussi. Il n’est jamais trop tard pour s’instruire.

http://www.truthlandmovie.com

Il existe désormais une version en français.

Peut-on vraiment se réjouir que Nicole Bricq instaure une exception énergétique française ?

Le G8 s’est récemment achevé à Camp David, avec son habituelle distribution de satisfécits et de bons points. Dans ma prime jeunesse, à l’école maternelle, avec les bons points que nous non plus n’avions guère mérités, la maîtresse nous donnait des bonbons mais au moins elle pouvait placer en nous quelque espoir de progrès. Or de progrès, il est à craindre qu’il n’y en ait pas dans ce rassemblement des puissances industrielles, et c’est en partie la position française qui en est responsable. Jacques Brel doit se retourner dans sa tombe en recrachant ses bonbons.

La politique ne m’intéressant plus guère, je me suis donc penché sur la façon dont le G8 traite les problèmes d’énergie qui, bien souvent hélas, sont accouplés aux questions climatiques. Grave erreur, car si tous deux traitent de croissance, les premiers concernent les hommes et leur devenir, les secondes concernent les plantes qui végètent et n’ont pas la parole !

En France, pour les 2,5% d’électeurs qui ont voté Eva Jolly et pour un nombre plus important de sympathisants qui se sont fédérés au sein de plusieurs milliers d’associations de défense de l’environnement, l’énergie est devenue une nuisance et pour tout dire, l’hydre à abattre. Mais quelle hérésie ! Depuis Prométhée, c’est l’énergie qui a permis à l’humanité de faire les bonds en avant que l’on sait en apportant confort, sécurité et gains de productivité : l’énergie est l’un des moteurs du progrès et l’énergie abondante à bas prix, je ne cesserai de le répéter, est comme un turbo-propulseur.

Depuis la domestication animale et la conquête d’Alexandre le Grand en 333 avant notre ère et jusqu’à la calamiteuse guerre de 1870-1871, l’humanité en était resté à des ressources simples et peu efficaces, ce qui ne l’a pas empêchée de faire de grandes réalisations par ailleurs. Les choses commencèrent à bouger avec la découverte des nouveaux usages de l’or noir à Pechelbronn, en 1875. Il s’agit de l’un des premiers gisements de pétrole au monde à être exploité (depuis 1740) et il se trouve en France, en Alsace. Qu’on me permette de rappeler ainsi que cela fait donc longtemps qu’en France, on a du pétrole

Grâce à cet or noir tant décrié par nos écologistes et au progrès de la mécanique, le XXème siècle a connu le progrès de la traction automobile, de l’aviation à moteur, des fusées, navettes et stations orbitales. L’humanité a découvert et profité de nouveaux horizons et je vois assez mal comment la transition écologique chère à Nicole Bricq pourrait nous aider à progresser dans cette voie que les gens de ma génération ont ouverte.

Néanmoins, en lisant le compte-rendu du G8, on pourrait se réjouir de certains éléments de la déclaration finale :

  • Il est rappelé au point 10 que dans des économies en croissance, il est indispensable de subvenir aux besoins énergétiques en piochant dans une très large palette, des énergies fossiles aux énergies renouvelables. Voilà qui est sage et permet à chacun, en fonction de sa situation, de réaliser son bouquet énergétique sans ostraciser aucune source d’énergie. C’est une ouverture d’esprit consensuelle et de bon aloi.-
  • Plus intéressant, le point 11 annonce une volonté commune de partager les bonnes pratiques en matière de production d’énergie, en particulier l’exploration de nouvelles ressources grâce aux technologies telles que le forage profond et la fracturation hydraulique. Ainsi, les avancées techniques des uns profiteront aux autres. C’est ce que l’on appelle une démarche de progrès, un mot devenu quasiment tabou aujourd’hui auprès d’une certaine frange de notre population et dont le Ministère du Redressement productif devrait prendre bonne note.

Mais hélas, le diable se cache dans les détails et c’est Nicole Bricq, notre nouvelle ministre de l’ Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, qui a introduit un incroyable bémol dans la déclaration finale du 19 mai dernier. Selon Mediapart, elle serait parvenue à glisser dans cette déclaration : le G8 encourage la fracturation hydraulique « là où elle est autorisée » (where allowed).

Autrement dit, la France par la voix d’une inconnue sans qualification particulière dans un domaine qui n’est pas le sien, a fait voler en éclat le consensus si difficilement atteint sur la coopération technique. Il semblerait même que dans certaines sphères gouvernementales on se réjouisse de cet incroyable gâchis. Pour nous c’est le coup de pied de l’âne. Pendant cinq ans, nous avons eu en matière d’énergie un quarteron de talentueux incapables et l’on pouvait espérer qu’avec le changement de gouvernement et un Ministre de l’Industrie (pardon, du « Redressement productif ») chantre de la démondialisation et de la relocalisation des activités productives, des décisions plus rationnelles et bénéfiques pour notre économie interviendraient. Mais il a fallu tomber sur un cadre de l’industrie, Sénatrice, de surcroit proche des Verts, qui entend faire prévaloir son programme de bric et de broc.

La France fait une fois encore cavalier seul sur la scène internationale en prônant une exception énergétique difficile à comprendre. Cette attitude aberrante rappelle celle des trois singes, qui se voilent la face pour ne pas voir, se bouchent les oreilles pour ne pas entendre et se bâillonnent pour ne rien dire. Nous nous mettons la main devant les yeux pour ne pas voir les richesses énergétiques que nous avons vraisemblablement sous nos pieds et dont l’exploitation contribuerait au redressement de notre balance commerciale, nous nous bouchons les oreilles pour rester sourds aux avancées du monde qui nous entoure et nous nous taisons puisque personne ne veut nous écouter.

Pourrait-on enfin cesser notre isolationnisme idéologique et aborder ces questions d’énergie d’une manière pragmatique ? Il n’est que temps !