Ne cachons pas plus longtemps la bonne du curé

La France court à la ruine… en chantant.

Il nous aurait fallu un Colbert aux Finances mais nous avons hérité d’un John Law.

Ce n’est pas la première fois de son histoire que notre pays se retrouve avec des caisses vides mais il s’en est toujours sorti : Le Plan Marshall à l’issue de la deuxième Guerre Mondiale est venu à notre secours, les compensations allemandes à la fin de la Première nous ont beaucoup aidés, les cinq millions-or des Rothchild en 1871 ont chassé l’occupant, la vente de la Louisiane avec ses BMC a épongé les dettes de Napoléon… j’arrête ici pour ne pas être accusé de vouloir plagier Prévert. Mais aujourd’hui, qui va nous tirer du pétrin ?

Lorsque j’ai écrit mon antépénultième blog, notre dette souveraine se montait à quelques 1 785 milliards d’Euros mais, si tant est que notre présent gouvernement a dépensé 20 milliards depuis sa mise en place, nous aurions dépassé aujourd’hui les 1 800 milliards ! C’est une sacré somme, pour moi qui raisonne toujours en anciens francs.

Notre facture pétrolière n’est pas étrangère à la banqueroute qui s’annonce : de 46 milliards en 2010, elle est passée à 65 milliards en 2011 et caracole allègrement vers 70 milliards cette année. Qu’attendons -nous pour développer l’usage du Vélib ? A baisser d’autorité le prix du carburant, fut-ce aussi symbolique que de quelques centimes, pour apaiser les esprits, le gouvernement avoue à demi-mots que nous ne remplaceront pas les hydrocarbures.

A moins que… à moins que nous ne nous penchions sur l’existence du gaz de schiste et de l’huile de schiste, que nous avons tenus secrets jusqu’alors comme ce bon Monsieur l’Abbé qui n’osait pas révéler sa passion pour sa bonne. Ce trésor national, que l’on a longtemps cru inexploitable, nous tend désormais les bras ! Il suffit d’explorer notre sous-sol, et au regard de l’envolée des cours du brut, le moment ne saurait être mieux choisi. En cette rentrée décidément bien agitée, nous devrions tous nous réjouir de cette bonne nouvelle.

Avec 2,5% des voix des votants aux dernières élections législatives, les écologistes ne constituent plus qu’un obstacle virtuel assez facile à surmonter. Il suffirait pour cela que Manuelo V. veuille bien siffler la fin de la partie et que l’on boute hors du gouvernement la dame qui parle vite et trop, ou trop et vite, et qu’on laisse les géologues faire leur métier, c’est-à-dire l’ inventaire des ressources de notre sous-sol.

Si Madame de Maintenant voulait bien s’atteler à la tâche en lançant quelques tweets à bon escient, et parvenait à convaincre le tenant du titre, elle mériterait tout à fait sa place de First Lady.

Après 30 ans de bons et loyaux services, le curé de ma paroisse vient de prendre sa retraite et vit enfin au grand jour une vie maritale avec celle qui a tenu…son ménage pendant son long sacerdoce. Est-ce un prélude à ce qui nous attend ?

Tout va bien qui finit bien.

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Je ne m’appelle pas Moïse mais je suis dans la mouise, qui pourra me sauver des oh ?

Je viens d’assister au colloque Energie-Climat très bien ohrganisé par le BIP-Enerpress du Groupe Mohniteur et leurs sponsors que je tiens à remercier bien vivement.

Oh, si le thème principal était bien l’énergie, il a surtout été question d’eau : eau de pluie (dieu, que la Normandie est verte), eau de mer (mais aucun congressistes ne s’est baigné, que je sache), éohliennes terrestres, éohliennes ohff-shore, barrages au fil de l’eau, nouvelles chutes d’eau en attente de permis d’installation mais il a été très peu question d’énergies fohssiles, si ce n’est le charbon (qu’ en France nous avons noyé !).

Le nucléaire n’a guère été mentionné alors qu’il aurait pu faire l’objet de débats animés un an après l’accident de Fukushima. Quant au pétrole dit conventionnel et aux gaz et huiles de schiste, on en a très peu parlé, pour ne pas dire pas du tout. Oh tristesse.

On a beaucoup parlé dans ce forum Enerpresse de tarifs élevés pour l’électricité de toute ohrigine, du prix du gaz qui s’envole en France, accentuant la précarité énergétique dans laquelle se trouvent déjà 12 millions de nos foyers, hélas oh ! Alors que le prix de ce même gaz baisse de manière significative aux États-Unis.

Il suffit pour cela de voir le graphique du magazine Challenges, un schéma valant mieux qu’un long discours.

Je vais employer un mot tabou mais personne n’a parlé de notre sauveur, bien que le C.I.D. de Deauville où se tenait le colloque fusse à un jet de pierre de la basilique de Lisieux. J’entends par là le gaz et les huiles de schiste dont notre sous-sol regorge, n’en déplaise aux soi-disant experts qui se complaisent à dire le contraire mais s’y connaissent peu ! Je suis prêt à modestement en discuter avec eux.

Contrairement aux renouvelables, largement subventionnées tant au niveau du prix de vente que des infrastructures de transport de l’énergie (les Allemands risquent de payer un prix exorbitant le trajet électrique depuis les pales de la Baltique jusqu’aux usines automobiles de Basse-Saxe ou du Bade-Wurtemberg), ce gaz ne nous coûtera rien à explorer ni à produire car les pétroliers et gaziers que l’on vilipende à qui mieux mieux se prennent en charge sans coûter un cent à la collectivité et donc aux contribuables. Bien au contraire, ils contribuent à l’économie locale.

Cerise sur le gâteau, les pétroliers créent des emplois locaux ! Aux Etats-Unis, en 2011, un emploi créé sur dix était lié au succès des gaz de schiste. Depuis 2010, leur exploitation a permis de générer plus de 600 000 emplois, et l’on approchera les 870 000 en 2015. Le pays n’est plus importateur de gaz et a amélioré sa balance commerciale. En pleine crise économique, c’est une aubaine pour le Président Obama qui met nettement en avant l’indépendance énergétique du pays pour sa nouvelle campagne baptisée « Forward » !

Aussi, si notre gouvernement n’est pas trop gourmand en taxes, les gaz et huiles de schiste tricolores devraient nous être vendus à bas prix : on économise déjà beaucoup sur le transport. Aux États-Unis, les économistes de la Federal Reserve Bank ont calculé que les ménages américains économiseront 113 milliards de dollars d’ici à 2015 sur leurs factures d’électricité et de chauffage, oh !

D’aucuns taxent les pétroliers d’irresponsables, mais que l’on regarde les faits et les progrès qu’ils accomplissent en un temps record :

– Sur les 485 000 puits à gaz forés au cours des dix années passées aux Etats-Unis, la moitié environ a été stimulée hydrauliquement sans que l’on ai recensé le moindre accident notable.

– En 18 mois, l’eau de stimulation recyclée est passée de 0 à 90% dans les forages de Pennsylvanie. Les contraintes réglementaires et les avancées technologiques permettent à chacun de progresser pour le bien de tous.

– Toujours aux États-Unis, la loi impose de remettre en état les plateformes de forage dans un délai de 90 à 120 jours maximum suivant l’abandon du trou: nettoyer derrière soi est une preuve de responsabilité qui devrait trouver grâce aux yeux des plus méticuleux critiques.

Qui peut en dire autant ?

Qu’il le veuille ou non, notre bon roi François II sera bien contraint, un jour proche, de nous laisser rechercher et exploiter les gaz et huiles de schiste. Faudra-t-il pour cela que Madame de Maintenant le lui suggère au creux de l’oreiller pour qu’il le décrète ? Tout ceci n’est finalement qu’une histoire d’O !

PS (Toutes tendances confondues) : au cours du dîner-débat qui s’est tenu au Casino de Trouville-sur-Mer, il a été débattu de la Taxe Carbone, une de plus, en présence de Christian de Perthuis, l’un des co-auteurs du livre « Et si le changement climatique nous aidait à sortir de la crise ? ». Débat vif malgré l’heure tardive, contradictoire et bien souvent nébuleux, dont nous n’avons retenu qu’une phrase : « Ce n’est pas le climat qui est imprévisible mais sa prévision qui est incertaine !». A moi La Palisse, Oh, eau, aulx, os, O !

Truthland, la réponse du berger à la bergère

Tout le monde a vu Gasland, ce documentaire contre lequel je peste depuis sa parution  et qui fut néanmoins couronné, dans la catégorie non-fictionnelle alors qu’il s’agit d’une fiction, par les Emmy Awards, lesquelles sont à la TV ce que les Oscars sont au cinéma,

Comme chacun sait, une fiction est un film de cinéma ou de télévision exposant des évènements imaginés (dixit Larousse, qui considère Georges Méliès comme l’inventeur de la fiction au cinéma). Effectivement, ce documentaire ne traite absolument pas de gaz de schiste mais de gaz naturel, le plus souvent de nature biogénique superficielle.

Voici ce que j’en écrivais à l’époque : une prime à l’obscurantisme !

En France, nos parlementaires de tous bords, à l’approche des élections présidentielle et législative, ont cru bon de le prendre pour du «mauvais» pain et, dans l’espoir de glaner des voix, ont interdit la recherche du gaz et des huiles de schiste, préférant sans doute les importer de Pologne ou de Russie. A croire que le quotient intellectuel du plombier polonais est supérieur à celui de notre parlementaire lambda, toutes opinions confondues.

Aux Etats Unis, après de nombreuses analyses expliquant scientifiquement les faits dont Josh Fox voulait se faire le héraut et notamment la scène où l’on voit Mike Markham faire flamber l’eau de son robinet, l’Association Américaine des Pétroliers Indépendants (traduction approximative) a fait tourner un film d’une demi-heure sur les lieux mêmes du tournage de Gasland, avec les mêmes experts.

Ce film, intitulé Truthland, dont nous vous donnons la V.O. faute d’en avoir une version française, pourrait prêter à sourire quand le cinéaste interroge une mère de famille, en Pennsylvanie, sur fond de country music. Mais si l’on veut bien passer sur la forme, il n’en est pas moins vrai que le fond est très intéressant et qu’il devrait inciter nos parlementaires de la nouvelle vague à abroger la loi 2011-835 publiée au JO du 14 juillet 2011, si l’on veut réindustrialiser la France, lutter contre le chômage et augmenter le pouvoir d’achat des ménages.

Moi qui suis un vieux de la vieille, je me souviens qu’à Londres, en 1942 ou 1943, le Premier Ministre britannique Winston Churchill disait que la vérité (truth) commençait à enfiler son pantalon lorsque les fausses nouvelles avaient déjà fait la moitié du tour du monde ! Eh bien Gasland est sorti à la mi-2010 tandis que Truthland sort mi-2012. Espérons que l’histoire se répètera et que nous finirons par faire triompher notre point de vue.

Le site créé par l’Association Américaine des Pétroliers Indépendants, tout en anglais, est riche d’informations lui aussi. Il n’est jamais trop tard pour s’instruire.

http://www.truthlandmovie.com

Il existe désormais une version en français.

Peut-on vraiment se réjouir que Nicole Bricq instaure une exception énergétique française ?

Le G8 s’est récemment achevé à Camp David, avec son habituelle distribution de satisfécits et de bons points. Dans ma prime jeunesse, à l’école maternelle, avec les bons points que nous non plus n’avions guère mérités, la maîtresse nous donnait des bonbons mais au moins elle pouvait placer en nous quelque espoir de progrès. Or de progrès, il est à craindre qu’il n’y en ait pas dans ce rassemblement des puissances industrielles, et c’est en partie la position française qui en est responsable. Jacques Brel doit se retourner dans sa tombe en recrachant ses bonbons.

La politique ne m’intéressant plus guère, je me suis donc penché sur la façon dont le G8 traite les problèmes d’énergie qui, bien souvent hélas, sont accouplés aux questions climatiques. Grave erreur, car si tous deux traitent de croissance, les premiers concernent les hommes et leur devenir, les secondes concernent les plantes qui végètent et n’ont pas la parole !

En France, pour les 2,5% d’électeurs qui ont voté Eva Jolly et pour un nombre plus important de sympathisants qui se sont fédérés au sein de plusieurs milliers d’associations de défense de l’environnement, l’énergie est devenue une nuisance et pour tout dire, l’hydre à abattre. Mais quelle hérésie ! Depuis Prométhée, c’est l’énergie qui a permis à l’humanité de faire les bonds en avant que l’on sait en apportant confort, sécurité et gains de productivité : l’énergie est l’un des moteurs du progrès et l’énergie abondante à bas prix, je ne cesserai de le répéter, est comme un turbo-propulseur.

Depuis la domestication animale et la conquête d’Alexandre le Grand en 333 avant notre ère et jusqu’à la calamiteuse guerre de 1870-1871, l’humanité en était resté à des ressources simples et peu efficaces, ce qui ne l’a pas empêchée de faire de grandes réalisations par ailleurs. Les choses commencèrent à bouger avec la découverte des nouveaux usages de l’or noir à Pechelbronn, en 1875. Il s’agit de l’un des premiers gisements de pétrole au monde à être exploité (depuis 1740) et il se trouve en France, en Alsace. Qu’on me permette de rappeler ainsi que cela fait donc longtemps qu’en France, on a du pétrole

Grâce à cet or noir tant décrié par nos écologistes et au progrès de la mécanique, le XXème siècle a connu le progrès de la traction automobile, de l’aviation à moteur, des fusées, navettes et stations orbitales. L’humanité a découvert et profité de nouveaux horizons et je vois assez mal comment la transition écologique chère à Nicole Bricq pourrait nous aider à progresser dans cette voie que les gens de ma génération ont ouverte.

Néanmoins, en lisant le compte-rendu du G8, on pourrait se réjouir de certains éléments de la déclaration finale :

  • Il est rappelé au point 10 que dans des économies en croissance, il est indispensable de subvenir aux besoins énergétiques en piochant dans une très large palette, des énergies fossiles aux énergies renouvelables. Voilà qui est sage et permet à chacun, en fonction de sa situation, de réaliser son bouquet énergétique sans ostraciser aucune source d’énergie. C’est une ouverture d’esprit consensuelle et de bon aloi.-
  • Plus intéressant, le point 11 annonce une volonté commune de partager les bonnes pratiques en matière de production d’énergie, en particulier l’exploration de nouvelles ressources grâce aux technologies telles que le forage profond et la fracturation hydraulique. Ainsi, les avancées techniques des uns profiteront aux autres. C’est ce que l’on appelle une démarche de progrès, un mot devenu quasiment tabou aujourd’hui auprès d’une certaine frange de notre population et dont le Ministère du Redressement productif devrait prendre bonne note.

Mais hélas, le diable se cache dans les détails et c’est Nicole Bricq, notre nouvelle ministre de l’ Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, qui a introduit un incroyable bémol dans la déclaration finale du 19 mai dernier. Selon Mediapart, elle serait parvenue à glisser dans cette déclaration : le G8 encourage la fracturation hydraulique « là où elle est autorisée » (where allowed).

Autrement dit, la France par la voix d’une inconnue sans qualification particulière dans un domaine qui n’est pas le sien, a fait voler en éclat le consensus si difficilement atteint sur la coopération technique. Il semblerait même que dans certaines sphères gouvernementales on se réjouisse de cet incroyable gâchis. Pour nous c’est le coup de pied de l’âne. Pendant cinq ans, nous avons eu en matière d’énergie un quarteron de talentueux incapables et l’on pouvait espérer qu’avec le changement de gouvernement et un Ministre de l’Industrie (pardon, du « Redressement productif ») chantre de la démondialisation et de la relocalisation des activités productives, des décisions plus rationnelles et bénéfiques pour notre économie interviendraient. Mais il a fallu tomber sur un cadre de l’industrie, Sénatrice, de surcroit proche des Verts, qui entend faire prévaloir son programme de bric et de broc.

La France fait une fois encore cavalier seul sur la scène internationale en prônant une exception énergétique difficile à comprendre. Cette attitude aberrante rappelle celle des trois singes, qui se voilent la face pour ne pas voir, se bouchent les oreilles pour ne pas entendre et se bâillonnent pour ne rien dire. Nous nous mettons la main devant les yeux pour ne pas voir les richesses énergétiques que nous avons vraisemblablement sous nos pieds et dont l’exploitation contribuerait au redressement de notre balance commerciale, nous nous bouchons les oreilles pour rester sourds aux avancées du monde qui nous entoure et nous nous taisons puisque personne ne veut nous écouter.

Pourrait-on enfin cesser notre isolationnisme idéologique et aborder ces questions d’énergie d’une manière pragmatique ? Il n’est que temps !

Impliquez-vous ! Réponse au collectif Nimesantischiste, suite à ma lettre ouverte au Président de la République demeurée, elle, sans réponse

La lettre du collectif a retenu toute mon attention et je n’ai nullement l’intention d’entamer une polémique stérile. Mais enfin, pour « transmettre à ma descendance un environnement sain et agréable » moi aussi, je n’ai pas hésité un seul instant, en 1943, à franchir les Pyrénées à pied pour prendre les armes afin de chasser de Vichy la vermine qui s’y était installée. Nous n’y sommes pas tout à fait parvenu puisque, des années plus tard, les ors de la République en abritait encore.

N’en déplaise à mes détracteurs, depuis cette époque, je ne suis plus en service commandé et je suis libre comme l’air, à l’encontre de ce pauvre méthane qu’ils ne veulent pas libérer de la gangue qui l’entoure. Qu’ils se rassurent, je ne roule pour personne et, vu mon âge, c’est mon fauteuil qui roule pour moi. J’ajoute que depuis le décès de mon épouse survenu en 2002, je ne suis plus cornaqué par personne non plus.

Je pourrais réfuter point par point les arguments fallacieux avancés par le collectif : grandes quantités d’eau utilisées pour la fracturation, 500 produits cancérigènes injectés dans le sous-sol, pollution des nappes phréatiques, déplétion rapide des réserves de gaz alors que les études prospectives démontrent que leur production rémanente s’échelonnera ensuite sur plusieurs décennies, etc. Mais je l’ai fait si souvent à la radio, à la télévision, dans mes causeries sur ce blog et au cours d’autres interventions que je ne vois pas la nécessité d’en rabattre les oreilles de ceux qui veulent bien me lire.

Je dis aux membres du collectif qu’ils font fausse route, comme je l’ai dit aux collectifs et écologistes d’obédiences diverses qui sont venus me consulter.

La défense de l’environnement est une noble cause et toute l’agitation provoquée par le documentaire Gasland, qui ne concerne pas le gaz de schiste qu’on se le dise, a eu l’immense mérite d’obliger les pouvoirs publiques à modifier leur attitude. Il ne sert à rien de vouloir réécrire le Code Minier car c’est vouloir transformer une machine à écrire en ordinateur. Il faut maintenant rédiger un Code Pétrolier qui sera un code de bonne conduite (opératoire) à l’instar du Code de la Route.

Les écologistes ont un rôle constructif à jouer en participant à son élaboration aux côtés d’autres parties prenantes. Ils peuvent effectuer un utile travail de vigie en surveillant la bonne application des Règlements d’application. Il serait bon qu’ils soient représentés au sein des organismes de surveillance et de contrôle.

Tous ces points se discutent autour d’une table avec les autorités gouvernementales appropriées, en vue d’établir des cahiers des charges et non en défilant la fourche à la main pour crever les pneus des véhicules des sociétés détentrices de permis de recherche.

N’oublions pas que ces sociétés investissent leur argent et celui de leurs actionnaires (dont peut-être certains d’entre vous, sciemment ou à travers des Fonds Communs de Placement) tandis que toutes les autres formes d’énergie qui constituent le bouquet énergétique de notre pays font ou feront appel à l’argent des contribuables. C’est-à-dire à vos deniers. Ce qui n’empêche que la ménagère paiera son énergie de plus en plus cher, à moins qu’un jour le gaz de schiste ne vienne diminuer la note. La participation populaire à l’actionnariat des sociétés de recherche et la régulation du prix du gaz qui viendrait à être découvert un jour pourraient constituer deux chapitres du futur Code Pétrolier à la rédaction desquels vous pourriez exiger de participer.

Si Stéphane Hessel nous enjoignait candidement à nous indigner, j’aurai tendance à pousser un autre cri d’encouragement, plus responsable : impliquez-vous !

 

Je ne voudrais pas terminer ce billet sans vous poser une question. Depuis deux ans que vous exprimez votre désarroi, savez-vous combien de personnes sont mortes, aux Etats Unis, d’une overdose ? Combien sont mortes d’un excès d’alcool ? Combien sont mortes à la suite d’un accident de la route ? Non ? J’ai un chiffre à mettre en regard. Combien sont mortes par suite des méfaits du gaz de schiste ?

ZERO !

De l’énergie, made in France

Made in France. Origine France Garantie. Product of France. Des mots. Ce ne sont que des mots… et vouloir faire de ce mantra l’un des sésames de la prochaine campagne présidentielle est bien la preuve par neuf de l’attrition de la pensée politique. Et pourtant, le coq gaulois qui sommeille en chacun d’entre nous devrait savoir que pour faire du made in France intelligemment, il faut commencer par disposer de ressources naturelles fiables et bon marché.

L’appât du gain a poussé nos industriels à délocaliser notre production vers des pays où salaires et charges sociales sont au plus bas de l’échelle et les acheteurs que nous sommes se sont précipités sur ces marchandises venues d’ailleurs que l’on payait à peine quelques kopeks de moins. Les pouvoirs publics ont laissé faire en pensant que la France, fière comme Artaban, garderait les idées et la création et que d’autres, besogneux, mettraient les mains dans le cambouis. Et voilà que fin 2011, on fait mine de découvrir qu’en 3 ans à peine, la France avait perdu 100 000 emplois industriels et que 900 usines avaient mis la clé sous porte (voir cet article des Echos). Sur trois décennies, le constat est encore plus affolant .

Que va-t-il advenir maintenant que la crise s’installe et que le chômage gangrène notre modèle ? Les incantations actuelles pour faire revenir en France la production d’un certain nombre de produits qui ont quitté le territoire semblent assez  superficielles. Il ne suffira pas de relocaliser la production de quelques produits de renom comme l’ont fait les bonnetiers à Troyes et  les skis Rossignol et Dynastar à Sallanches pour que la machine redémarre. Quant au label « made in France », autant dire qu’il  n’est pas encore très lisible pour qui voudrait consommer tricolore. Certains s’écharpent même pour savoir si 50% de la valeur ajoutée suffiraient pour le mériter ou s’il faut établir des grilles plus ou moins vertueuses sur le modèle de l’étiquetage électroménager : 60%, 70%…

Nous devons nous rendre à l’évidence : nous sommes entrés, les mains vides, depuis deux bonnes décennies dans l’ère postindustrielle et cette dernière a vidé les bassins d’emploi… de leurs emplois. En 2011, la production industrielle en France ne représente plus que 10% du PIB en valeur et à peine plus en termes de postes.

Il nous faut repartir du pied droit, avec des idées neuves, ouvrir de nouvelles voies et nous montrer les meilleurs et les plus compétitifs dans ces nouveaux domaines. Avant toutes choses, il faudrait que l’Etat se réforme et réduise son train de vie. Avons-nous besoin de 348 sénateurs quand les Etats Unis, cinq fois plus étendus que nous, avec une population cinq fois plus nombreuse n’en ont que 100 ? Nous aurons bientôt 588 (577 + 11) députés contre 435 aux Etats Unis et 450 en Russie. Est-il normal que les 100 préfets en exercice habitent de petits Versailles ? La réponse est non ! Est-il possible de ramener les choses à leurs justes proportions ? Je pense que oui  mais hélas, ce n’est pas la direction que nous prenons.

La seule piste qui nous reste est d’augmenter notre P.I.B. tout en gelant les dépenses de l’Etat à leur niveau actuel. Ainsi le rapport dépenses/revenus baissera dans des proportions qui rendront la situation beaucoup plus acceptable… tout en préservant les sinécures de nos élus et de nos édiles.

De par ma profession, je m’intéresse naturellement à la facture pétrolière de la France qui tend allègrement vers 60 milliards d’euros cette année. Excusez du peu ! La réduire me parait l’évidence même et pour cela, sauf à imposer des restrictions, il nous faut sécuriser une énergie à bas prix de revient. C’est la condition sine qua non de toute réimplantation industrielle dans l’hexagone et le seul moyen de réparer le tissu industriel et de le faire passer de son taux actuel à 50% de l’emploi, réduisant ce faisant le chômage endémique que connait notre pays.

Car si les français ont affirmé récemment dans un sondage qu’ils étaient prêts à payer plus cher un produit fabriqué ou assemblé en France au lieu d’être importé, se rappelant le vieil adage « nos emplettes sont nos emplois », il faut préciser qu’ils ne l’acceptent que si l’écart de prix est de 10 à 15%. Or il est aujourd’hui de l’ordre de 25% au minimum ! Comment réduire cet écart ? Par les coûts de production, et donc en bonne partie par une énergie bon marché.

Le nucléaire est une piste sérieuse qu’il nous faudra sans doute abandonner un jour pour diverses raisons. Le renforcement de la sécurité de nos centrales semble avoir un coût que l’on n’avait pas imaginé. L’hydroélectricité transforme les paysages et l’approvisionnement en eau pourrait être compromis en raison du réchauffement climatique. L’hydrogène, la géothermie profonde et les hydrates de méthane seront à la portée de tous dans cinquante ans ou plus, car la technologie n’est pas encore au point. Quant aux énergies renouvelables, elles coûtent très cher au contribuable et font appel aux terres rares que nous n’avons pas et dont la Chine contrôle 95% de la production mondiale. Leur fiabilité dans l’approvisionnement continu reste problématique : une éolienne fonctionne rarement à plein rendement. Quant au solaire, il est logique de rappeler qu’il est inefficient la nuit.

Restent le gaz et les huiles de schiste que la France possède en abondance et ces ressources domestiques jouissent à la fois des labels « Made in France », « Origine France garantie » et « Product of France ». Et là, sans aucun doute, ce sera à 100 % ! Les salariés de la raffinerie Petroplus de Petite-Couronne seraient  sans doute désolés de savoir que les hydrocarbures qui leur manquent pour poursuivre leur activité se trouvent sous leurs pieds, en grande quantité et  à des prix abordables. Les citoyens en général devraient s’interroger, à l’heure où l’on cherche désespérément de l’argent pour boucler le budget, sur le ridicule de la situation.

Car stupidement, nos politiques tournent le dos aux hydrocarbures de schiste, préférant voir la ménagère payer son gaz au prix fort quitte à battre le briquet pour se réchauffer quand elle ne pourra plus payer sa facture de chauffage. Ils préfèrent voir la France s’enfoncer lentement dans son déclin tel le paquebot qui vient de heurter un iceberg. Ils me font penser à  l’orchestre de bord qui continuerait à jouer un air entrainant ! Alors qu’avec de l’énergie « made in France », on pourrait faire repartir la machine industrielle, créer des emplois et réduire notre dette souveraine.

De grâce, Messieurs les politiques, retroussons nos manches et cessez d’écouter les prophètes de malheur. Je ne suis pas bouvier et ne saurais l’être. Quant à José Bové, il n’est pas géologue que je sache !

Lettre ouverte au Président de la République à propos du gaz de schiste

A l’attention de Monsieur Nicolas Sarkozy.

Monsieur le Président de la République,

Vous vous êtes attelé au sauvetage de l’Euro et de l’Europe, mais d’autres défis tout aussi urgents se présentent à vous. A l’approche de l’hiver, deux sujets inquiètent les français dans leur ensemble : la facture énergétique qui risque de s’annoncer particulièrement salée et les éventuelles coupures d’électricité qu’il faut craindre sur notre réseau.

L’heure est venue pour effecteur des choix énergétiques engagés, responsables d’un point de vue stratégique et porteurs de croissance. A ce sujet, je me permets de vous alerter sur l’une de vos récentes déclarations à propos de la filière nucléaire et de l’EPR de Flamanville.

J’ai cru vous entendre demander (propos rapportés par l’AFP) : « Le nucléaire, dans un pays comme la France qui n’a pas de pétrole ni de gaz, je le remplace par quoi ? ».

Eh bien, Monsieur le Président de la République, je suis navré de constater que vos Conseillers vous renseignent bien mal en la matière. Vous n’êtes pas sans connaître l’existence du gisement de pétrole de Zaedyus qui vient d’être découvert au large des côtes guyanaises. Cette découverte semble confirmer la théorie des gisements jumeaux, celui-ci étant le frère séparé des gisements situés au large du Ghana.

J’espère qu’Anne Duthilleul, Ingénieur Général des Mines, envoyée par les trois Ministres de l’Ecologie, des Mines et de l’Outre-Mer en mission d’appui pour accompagner le développement de l’industrie pétrolière en Guyane, arrivera aux mêmes conclusions que moi dans le premier rapport provisoire qu’elle doit soumettre au Gouvernement à la fin de cette année. A savoir : ce gisement n’est que le signe avant-coureur d’autres découvertes à venir dans la même région.

Mais sans aller si loin, nous avons sous nos pieds, en métropole, des quantités considérables, de gaz de schiste. Il est enfermé profondément dans différents bassins sédimentaires français, en Aquitaine, dans le Sud-Est, dans le bassin parisien et le fossé rhénan. Des experts américains affirment que nous détenons, après la Pologne, les réserves les plus importantes du continent européen.

C’est sans compter avec la Zone Economique Exclusive de 334 604 km² attenante à nos côtes et qui recèle également des hydrocarbures de gisement non conventionnels. Dans notre métier, il est courant de dire que le pétrole se trouve d’abord dans la tête de ceux qui le recherchent. Or la France possède la deuxième Zone Economique Exclusive au monde (10 035 000 km²) derrière celle des Etats Unis (10 450 000 km²), mais la nôtre est répartie au large des cinq continents. On est donc en droit de penser que, dans un avenir proche, la France aura un rôle considérable à jouer en matière de fourniture d’énergie, le jour où la technologie rendra l’exploration et la production de gaz de schiste en mer économiquement rentable.

Quelle bonne nouvelle, Monsieur le Président : la France a donc bel et bien du pétrole et du gaz, en métropole comme en Outre-Mer ! Réjouissons-nous de disposer d’un actif stratégique si important, dont nous devrions tirer parti avec discernement.

Encore faudrait-il que nos politiques reviennent sur terre et prennent à cœur l’intérêt du pays et de ses habitants avant de songer à leur propre réélection !

Lorsque Christian Jacob vous a soumis l’été dernier la proposition de loi 3301, dont l’exposé des motifs aurait pu être écrit par Josh Fox lui-même, ce documentariste de talent auteur de Gasland qui a fait croire au monde entier que Mike Markham pouvait faire flamber l’eau de son robinet car elle contenait du gaz de schiste (sic), vous avez trouvé ce projet de loi bien équilibré et vous l’avez approuvé malgré l’avis contraire de Bernard Accoyer.

Ce fut à mon sens un mauvais calcul car le documentaire Gasland ne concerne nullement le gaz de schiste et le gaz de M. Markham n’est que du gaz biogénique comme il en existe de grandes quantités dans les charbons superficiels du Bassin de Denver-Julesburg, là où précisément M. Markham a implanté son forage d’eau.

A vrai dire, ce fut une erreur économique car si vous aviez autorisé l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures de gisements non conventionnels, à l’instar des Etats Unis notamment, le prix du gaz en France se trouverait sur une spirale descendante et le panier de la ménagère en serait allégé. Il me semble que pareil argument devrait aussi résonner à l’oreille des députés à l’approche des élections législatives, mais la politique n’est pas mon domaine.

Produire ces hydrocarbures domestiques rendrait la France non seulement énergétiquement plus indépendante, mais devrait concourir à sa ré-industrialisation en mettant à la disposition des industriels et des particuliers une énergie à bas prix. Rappelez-vous que la France importe 98% de son gaz aujourd’hui, pour un montant proche de 10 milliards d’Euros par an. Sacrée facture !

Alors que dans tous les pays du monde à l’exception de la France, les compagnies pétrolières
investissent massivement dans le gaz de schiste et créent des emplois, votre administration, sous la pression d’écologistes irresponsables (vraisemblablement téléguidés à leur insu par de puissants lobbies) qui ne cessent d’agiter l’opinion publique avec des informations alarmistes et infondées, a mis d’incroyables barrières administratives et techniques à l’exploitation de ce nouvel eldorado.

Vous vous êtes fait élire en vous présentant comme le Président du pouvoir d’achat, mais depuis le début de votre mandature, le prix du gaz a augmenté de 65% en France et continue de croître tandis qu’il a baissé de 75% aux Etats Unis.

Alors même que vous réaffirmiez ces jours-ci votre opposition au gaz de schiste devant un parterre d’opposants ardéchois, une étude effectuée le 6 décembre par l’IHS américain et publiée dans la dernière édition du magasine World Oil, le jour de votre intervention, disait en substance qu’en 2010 l’industrie du gaz de schiste avait fait travailler 600 000 personnes aux Etats Unis et avait rapporté 76,9 milliards de dollars au PIB américain. La production de gaz de schiste, qui représentait alors 27% de la production nationale de gaz naturel devrait passer à 34% en 2011 pour atteindre 43% en 2015 et 60% en 2035. Dans le même temps, les emplois directs et induits liés à cette industrie devraient passer à 870 000 en 2015 et atteindre 1,6 millions en 2035.

En France, votre administration s’appuyant sur le fait du prince, s’est permis d’abroger trois permis de recherche d’hydrocarbures de gisements non conventionnels qui avaient été accordés dans les régions de Nant, de Montélimar et du Larzac, rabaissant notre pays au rang de République bananière. Ces permis avaient été accordés au grand jour, le plus légalement du monde, après avoir été étudiés par les services du Ministère de tutelle et, contrairement à ce qui a été écrit dans la presse et colporté à l’envie par les écologistes, leur attribution avait fait l’objet, en 2007 et 2008, de nombreux articles de journaux favorables, dont j’ai les textes, dans le « Dauphiné Libéré » et le « Midi Libre » en particulier.

L’IHS dont j’ai parlé plus haut, s’est livré à une étude prospective intéressante de laquelle il ressort qu’aux Etats Unis :

–    En 2015, les investissements privés dans la recherche et la production de gaz de schiste atteindront 48,1 milliards de dollars et que, de 2010 à 2035, ils se monteront à 1 900 milliards de dollars.

–    La contribution au PIB qui était de 76,9 milliards de dollars en 2010, elle devrait passer à 118,2 milliards de dollars en 2015 et atteindre 231,1 milliards en 2035.

–    Pour  la période 2010-2035, l’industrie du gaz de schiste devrait rapporter à l’Etat fédéral ainsi qu’aux différents Etats producteurs et aux collectivités  933 milliards de dollars en impôts et taxes diverses.

–    Enfin, du fait de la baisse du prix du gaz, entre 2012 et 2015, les ménages américains disposeront chaque année d’un revenu supplémentaire estimé à 926 dollars et cette somme devrait atteindre 2 000 dollars par an à partir de 2035. De tous les chiffres ci- dessus qu’il est certes difficile de transposer en France, seuls les montants que nous venons d’énoncer dans ce paragraphe paraissent applicables au panier de la ménagère française.

Faisons un calcul rapide. Imaginez, Monsieur le Président de la République, que vous soyez réélu en 2012 et qu’à la moitié de votre second mandat les ménages français puissent disposer de 726 Euros supplémentaires par an, voire davantage. Vous mériteriez alors pleinement votre titre de Président du pouvoir d’achat.

Encore faudrait-il que la recherche de gaz de schiste soit autorisée d’ici là. En attendant, en France, l’interdiction de la fracturation hydraulique a conduit la société Vallourec à construire, aux Etats Unis, une usine de 650 millions de dollars pour fabriquer des tubes et tubages pour l’industrie pétrolière et notamment pour l’industrie du gaz de schiste. Une partie de ces tubes et tubages sera exportée mondialement. La France en importera pour ses forages conventionnels. La chose est d’autant plus ironique qu’en 1951, lorsqu’a été découvert le futur gisement de Lacq profond, son gaz riche en hydrogène sulfuré et très corrosif avait conduit les aciéries de Pompey et le groupe Vallourec à mettre au point des aciers spéciaux pour le produire. Le gisement de Lacq profond est depuis soixante ans l’un des plus beaux fleurons industriels de notre pays.

De nos jours, les écologistes cornaqués par des lobbies divers et un principe de précaution dévoyé (qu’en penseraient Blériot, Lindbergh, Mermoz, Madame Curie et vous-même, Monsieur le Président, qui avez su prendre des risques quand il le fallait ?) auraient amené les « décideurs » à prendre à la lettre la recommandation de Myron Kinley, l’illustre pompier volant appelé en renfort pour colmater le puits LA3 entré en éruption, en 1950 : « rebouchez vite ce trou et laissez les vaches paître tranquillement ! ».

La question qui se pose désormais est la suivante : saurez-vous tirer parti des extraordinaires richesses naturelles dont la France dispose pour notre bénéfice à tous ? Indépendance énergétique accrue, emplois, baisse des prix… nous ne pouvons qu’y gagner sur tous les fronts.
Dans l’attente de votre reconsidération de ce dossier ô combien stratégique, je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, mes sincères salutations.

Gérard S. Medaisko (Ph.D.)
Géologue-conseil