Le Phare d’Alexandrie

Bâti à la pointe de l’île de Pharos, à l’emplacement de l’actuel fort Qaitbay, le phare d’Alexandrie est considéré comme la dernière des sept merveilles du monde. Construit au 4ème siècle avant notre ère à l’initiative de Ptolémée 1er  et terminé 15 ans plus tard sous le règne de son fils, Ptolémée II, il avait pour but de servir de guide aux marins qui longeaient la côte égyptienne et il remplit ce rôle à merveille pendant quelques 17 siècles.

Les tremblements de terre qui ont ébranlé cette région entre le IVe siècle avant Jésus Christ et le XIVe siècle après sa mort l’ont considérablement endommagé et présidèrent à son effondrement en 1303. Ce n’est qu’en 1960 qu’un plongeur archéologue retrouva sa trace au fond de l’eau tandis que l’UNESCO ne  publia le premier article scientifique sur ce site antique qu’en 1975.

Sur les 22 recommandations que comporte le rapport Gallois, quelques unes sont des mesures phares. Il est consultable dans son intégralité sur le site du Gouvernement. Pour ce qui nous concerne, la 5ème recommandation suggère de «  poursuivre la recherche sur les techniques d’exploitation des gaz de schiste ». Cette mesure qu’il est insensée d’ignorer provoqua un véritable séisme dans les rangs de la majorité et, bien que Monsieur Jean-Marc Ayrault ait clamé haut et fort que toutes les recommandations du rapport Gallois seraient appliquées, celle-ci fut repoussée par notre président en parfaite méconnaissance de cause mais avec l’approbation des élus EELV : elle risque donc de connaitre le sort du phare d’Alexandrie sans même avoir brillé ne serait-ce que quelques minutes.

Et pourtant, la proposition de Monsieur Gallois n’était qu’une « mesurette », consistant en quelle que sorte à réinventer la roue puisque qu’à ce jour près de 2 millions de fracturations hydrauliques ont été effectuées de par le monde, dont 5 à 600 000 l’ont été aux Etats-Unis au cours des 10 dernières années et seules 80 environ en France pendant le même laps de temps.

Quant à la 20ème recommandation du rapport Gallois, elle préconisait de « donner au CGI la mission de porter 3 priorités techniques dont la transition énergétique… » mais, au fait, qu’est-ce que la transition énergétique ? S’il s’agit de l’évolution du bouquet énergétique au cours des décennies prochaines, nous tenons à rassurer nos lecteurs, n’en déplaise à Monsieur Hollande et à son aréopage d’écologistes ministrés et ministrables, pétrole et gaz ont un rôle croissant à tenir pour soutenir notre industrie pétrochimique, l’un des plus beaux fleurons de notre économie. A moins que, sous l’emprise des Delphine B…o, José B..é, Nicolas H…t Corinne L…… et autres « spécialistes » des problèmes énergétiques il ne consente à la sacrifier, elle aussi.

Après les déclarations que viennent de  faire Messieurs Rocard et Fillon nous sommes toutefois rassurés car, en France ; nous avons un dicton selon lequel « seuls les imbéciles ne changent pas d’opinion ». Et nous ne pensons pas nous tromper en disant que François Hollande n’est pas un imbécile.